Mise à jour du 28/07/2010
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L'INHES
Présentation
Organigramme
La réflexion au service de l’action
Dans la mondialisation, la sécurité intérieure, mais également extérieure, est devenue un enjeu vital pour notre civilisation. Les évolutions politiques, sociales ou culturelles font apparaître de nouvelles fragilités et donc de nouveaux risques : qu'il s’agisse des nouvelles formes de violences ; qu’il s’agisse de la structuration en réseaux du crime et de la drogue ; qu’il s’agisse des nouveaux vecteurs du racisme et de l’antisémitisme comme la cybercriminalité ou encore de la menace terroriste islamiste qui mobilise à la fois les armes les plus rudimentaires et les plus sophistiquées, dans une logique de guerre.
Prévenir, anticiper les nouvelles menaces criminelles, mieux connaître la réalité de la délinquance et ses mutations, mais également réfléchir à l’adaptation de nos politiques publiques face à l’évolution de notre société et à la multiplication et la sophistication des risques, sont le corollaire indispensable de l’action opérationnelle des services de police, des unités de gendarmerie ainsi que des forces de sécurité et de défense civiles.
De tels objectifs visent à bâtir une véritable stratégie nationale de sécurité, dynamique et surtout utile aux services opérationnels. L’INHES, établissement public conçu précisément comme un lieu et un outil de travail interministériel, pluridisciplinaire et partenarial, prend d’ores et déjà toute sa part dans la mise en oeuvre de cette dynamique. Il a la volonté d'aller encore plus loin.
L’INHES doit disposer en permanence de l’expertise la meilleure et la plus actuelle en vue de réagir rapidement aux demandes ministérielles et à celles des services opérationnels. Il doit être en mesure tant d’analyser les formes et les manifestations des nouveaux risques que de proposer les mesures de prévention et d’adaptation les plus pertinentes.
Il a également pour vocation de concevoir des outils pratiques d’action pour les services en les associant à leur réalisation du diagnostic et à leur mise en œuvre. Il est impératif d’éviter un écueil : le risque d’écart entre la production de l’INHES, les besoins des services et les attentes de nos compatriotes. Les missions de l’INHES ne peuvent être réalisées qu’en tenant compte de leurs préoccupations. Au sein d’un même département de la Formation, des études et des recherches, est mobilisé l’ensemble des ressources intellectuelles susceptibles de répondre aux sollicitations des acteurs de terrain. Pour l’INHES, la recherche n’a de sens que si elle est au service de l’action.
Mieux évaluer la situation permet de mieux organiser et de mieux coordonner nos réponses pour agir sans délai en cas de crise. S’il n’est généralement pas possible de prévoir quand les crises surviennent, il est en revanche envisageable de recenser l’ensemble des situations génératrices de crises potentielles et de s’y préparer en vue d’en limiter les effets. L’INHES doit donc jouer un rôle de vigie sur les conséquences pour la sécurité des évolutions de la société. Il est un lieu de réflexion aboutie, de diffusion de connaissances et de méthodologie au service de l’Etat comme des acteurs économiques. C’est la mission du département de Sécurité économique et de gestion de crise. Celui-ci favorise l’émergence de méthodologies communes et amplifie les actions de sensibilisation et de formation pluridisciplinaire déjà entreprises au cours de notre session nationale de l’Institut. Notre organisation participe également d’un souci constant de décloisonnement entre les acteurs publics et les acteurs privés, notamment les entreprises qui produisent les richesses qui rendent l’action publique possible.
La connaissance de la réalité criminelle est l’un des objectifs du département de l’Observatoire national de la délinquance de l’INHES. Adapter sans cesse l’action des forces de sécurité sur le terrain, mais également disposer d’un état le plus complet possible des évolutions criminelles, nécessitent d’affiner nos informations. Les travaux, menés depuis trois ans par l’OND, ont permis de sortir de la magie du chiffre unique pour aller vers une interprétation plus juste des statistiques de la délinquance dans un domaine où, trop souvent, la rigueur a fait défaut. Cela implique, en amont, d’élargir notre connaissance statistique bien au-delà de l’état 4001, de croiser les données de celui-ci avec celles des autres producteurs de données et d’aller chercher l’information directement auprès des victimes. Ainsi, avec le soutien du Ministère de l’Intérieur, l’INHES, en collaboration avec l’INSEE, a engagé un vaste programme d’enquêtes annuelles de victimation qui place désormais la France aux côtés des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, dans le peloton de tête des pays disposant d’un double système statistique.
L’INHES reste enfin, comme l’était son ancêtre l’IHESI, à la fois un lieu de partenariats, un lieu de partage des cultures et un lieu de formation ouvert. Pour traiter les problèmes de sécurité, le travail en réseaux est nécessaire. Le secteur économique doit trouver en l’INHES un interlocuteur privilégié, attentif et ouvert. Bien entendu, l’INHES doit poursuivre sa vocation de pôle d’excellence pour la formation continue du corps préfectoral, des hauts fonctionnaires de la police nationale et de la sécurité civile, mais également de l’ensemble des acteurs privés du monde de la sécurité. La session nationale de l’Institut et son réseau d’auditeurs sont en effet moteurs pour le dynamisme et l’efficacité de l’Institut.
L’ensemble des préoccupations prises en charge par l’Institut se retrouve en effet dans sa session nationale qui a fait sa notoriété. Chaque année nous rassemblons une centaine de cadres dirigeants de tous horizons, du procureur au chef d’entreprise, du membre du corps préfectoral au responsable politique ou consulaire, du commissaire divisionnaire au colonel, pour les former aux problèmes les plus actuels de la sécurité. La diversité et l’excellence des parcours de nos auditeurs nourrissent notre richesse. En libérant quelques jours par mois durant une année universitaire, nos auditeurs acquièrent et perfectionnent un savoir indispensable aux responsables d’aujourd’hui, et ils ont accès au réseau des auditeurs de l’Institut. Ceux-ci sont en effet sollicités pour éclairer l’action des pouvoirs publics et nous tenir informés des évolutions qu’ils perçoivent dans leurs rapports professionnels avec les questions de sécurité. Je tiens tout particulièrement aux apports que nous offrent les auditeurs du secteur privé par leur capacité à faire bouger les lignes, à bousculer les certitudes administratives et à imposer leurs vertus de clarté et de réalisme.
Devenir auditeur de l’INHES ce n’est donc pas seulement bénéficier d’une formation de haut niveau dans un cadre très convivial, c’est aussi s’engager à servir, en participant à notre réseau, une conviction civique forte : que la sécurité est la première des libertés et qu’une société policée est le garde-fou de la civilisation contre la barbarie.