L'Enquête mondiale sur l'homicide (EMH)

L’Enquête mondiale sur l’homicide (EMH) a été initiée en 2011 par le Centre international de criminologie comparée.

Elle a pour objectif de contribuer à la compréhension des raisons pour lesquelles la violence, et notamment le taux d’homicide, est plus élevée dans certaines sociétés, sur certains territoires ou régions que dans d’autres. L’ONDRP est chargé de sa réalisation dans 44 Etats d’Europe continentale.

En effet, il y a très peu d’informations disponibles sur ce qui constitue, d’après les initiateurs de l’EMH, les causes directes de la violence : la présence d’organisations criminelles, l’importance de la corruption, la disponibilité des armes à feu, etc. On ne dispose pas non plus de données internationales comparables sur des facteurs importants comme les taux d’élucidation ou de condamnation et l’efficacité des systèmes judiciaires d’une manière générale.

La méthodologie de l’EMH consiste à rechercher de nouvelles données, indisponibles au niveau mondial par les sources traditionnelles, sur la violence et les homicides ainsi que sur le fonctionnement du système pénal. Pour cela, les perceptions de personnes ayant une certaine connaissance de la situation de leur pays au regard de la violence et du système judiciaire pénal (policiers, magistrats, avocats, chercheurs, universitaires, journalistes, travailleurs sociaux, etc.) ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire, identique pour tous les Etats.

Les objectifs de l’EMH sont de produire des estimations sur la prévalence des différentes formes d’homicide, l’efficacité des contrôles sociaux formels et plus précisément du système pénal et sur les autres facteurs qui affectent directement le taux de violence. Puis d’élaborer et tester des modèles afin d’expliquer l’influence de ces facteurs sur la variation du taux d’homicide.

Les premiers résultats de l’EMH dans sa dimension européenne ont été présentés lors de la Conférence internationale sur l’homicide.